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vieux habitant guadeloupeBourgs superbes, plages tranquilles, sites historiques, balades en forêt, ou dans les vallées, Vieux Habitants a tout pour plaire. Entre la Grivelière, le Musée du Café, les nombreux hébergements de qualité, les saveurs de la cuisine antillaise, le noël Kakado, tout est réuni pour passer de merveilleux moments. On passe à Vieux-Habitants et on s’y arrête, suivez le conseil !
Il est des noms qui demandent quelques explications… A regarder de plus près les superbes paysages, promesses de terres fertiles de la grande vallée, rien d’étonnant à ce que les premiers colons aient envisagé de s’y installer. Le bon sens terrien restait de mise. A cette époque (1635), les personnes qui recevaient une concession de terre s’ appelaient des «habitants». On peut supposer que le terme «vieux» côtoie celui d’«habitant» par usage, dès lors qu’un certain nombre d’années s’écoulaient les occupants du village ou bourg s’auto qualifiaient de «vieux».
Mais bien avant les premiers colons, rappelons que les amérindiens ont vécu en Guadeloupe. Un pan de l’histoire connu mais qui mériterait d’être plus souvent mis en avant. Certaines roches de la rivière du Plessis gardent encore gravée leur présence. Des archéologues ont découvert des traces d’occupation amérindienne datant de 600 à 900 ans après J-C sur le littoral et à l’intérieur des terres. Puis, la conquête de nouveaux mondes a poussé les navigateurs vers ces rivages et comme dans tout procédé d’occupation et de guerres de territoires, les amérindiens ont été chassés des leurs. Jean Du Plessis et l’Olive poursuivent leur établissement initié en 1635 et quand le premier décède, le second décime les amérindiens pour s’accaparer leurs terres. En 1637, le père Breton cite la pointe Saint Joseph, première paroisse des vieux habitants. Cela a permis aux chercheurs de dater à 1636, l’année de la fondation de la paroisse par Nicolas Suyllard capitaine la Ramée, chef de la communauté jusqu’en 1647.
L'église Saint-Joseph
En 1688, un rapport sur l’état des églises de la Guadeloupe, dressé par le gouverneur Hincelin, note : « cette église a esté bastie de charpente par les habitans du quartier…. » Incendiée par les anglais en 1703, les capucins l’ont reconstruite en pierre entre 1703 et 1721. Cet édifice est le plus ancien de Guadeloupe après celle du Carmel de Basse-Terre. Source : Images du patrimoine, La Côte sous le Vent Guadeloupe,éditions Jasor
LA GRIVELIERE, PATRIMOINE INESTIMABLE
ENTRE ROUCOU, CAFE ET CACAO… Aujourd’hui la Grivelière est une habitation caféière de 90 hectares située à 200 mètres d’altitude sur un promontoire encadré par la Grande-Rivière et la ravine Pagesy. « La Grivelière » est mentionnée pour la première fois dans un acte notarié datant de 1888, par lequel Charles Adolphe Perriolat, cède à Louis Adolphe Rollin, une habitation roucouyère appelée Grivelière. Elle était alors composée de diverses portions aujourd’hui réunies. Le rassemblement de ces différentes parcelle est l’œuvre d’Auguste Alexandre Perriolat qui a acquis en 1842 et en août 1843 plusieurs parcelles dénommées « Saint Joseph », « la Surprise » et « Boucan à Crabes ». Originaire de la Drôme, il baptise le lieu « la Grivelière » du nom du hameau dont sa famille est originaire. De cette roucouyère partait, vers les célèbres soieries de Lyon, la pâte à roucou qui était alors utilisée comme teinture végétale. Il a même inventé une machine à broyer le roucou, brevet à l’appui, pour pallier le manque de main d’œuvre. L’histoire raconte que pour accroître sa production il aurait demandé l’envoi d’orphelins qui auraient bénéficié du gîte et du couvert contre des heures travaillées. La demande aurait été, fort heureusement, rejetée… La culture du roucou perdure quelque temps encore. En 1919 la Société Anonyme la Grivelière exploite le cacao et tente de relancer la culture du café. Ce sera à la famille Pagesy que reviendra la vocation caféière du site. En 1892, une description du domaine relevait « une contenance de 80 hectares de terres dont quarante deux en cacaoyers, un hectare en caféier, six hectares liserés en vue de plantation de caféiers. Ensemble une maison de maître, deux grandes sècheries pour le cacao et le café, onze cases à cultivateurs, conduites d’eau, bassin de distribution et autres dépendances. source: service du patrimoine de la région guadeloupe (Gérard Richard) et Emmanuelle Cart-Tanneur que je remercie tout particulièrement. Samedi 28 Mars 2009
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