sainte anne loin des plages...

Sainte-Anne… Belles plages, de la Caravelle à Bois Jolan… Et des paysages différents pour peu que l'on s'éloigne des images cartes postales…Sainte-Anne c’est tout cela et plus encore, à vous de prendre les chemins de traverse…



sainte anne loin des plages...
Un peu d’histoire…
C’est au XVIIe siècle que la ville de Sainte-Anne a été fondée. Rapidement, elle se développe au point d’être le chef-lieu de la Grande-Terre avant l’essor de Pointe-à-Pitre. Sous la révolution elle prendra le nom de Fraternité… Ancien siège de l’Amirauté au 18e siècle, Sainte-Anne était alors un grand centre commercial et un port d’embarquement du rhum et du sucre de la Grande-Terre.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, Sainte-Anne est la première commune sucrière de la Guadeloupe. Sainte-Anne était recouverte de moulins. La production de sucre était embarquée à l’Anse Saline. Elle possèdait une trentaine d’habitations sucreries et trois usines : Courcelles, Marly et Gentilly. De 1870 à 1940, Sainte-Anne comptait 34 sucreries. La crise sucrière entraînera de nombreux conflits sociaux et une redéfinition de l’économie. A cela, devait s’ajouter les cyclones qui n’ont pas épargné cette commune qui, comme beaucoup d’autres a du tout reconstruire. Dans les années 1970, la carte du tourisme est jouée et le littoral superbe devient un atout majeur. Des plages idylliques, un lagon, une barrière de corail protectrice, Sainte-Anne sait être belle et attire depuis longtemps des hommes et des femmes en quête de quiétude et de repos ! C’est une destination qui a bien des égards sait se montrer vraiment tropicale. Elle sait aussi préserver ses traditions qui sont à chercher du côté des Grands-Fonds ou de la campagne…



sainte anne loin des plages...
Des vestiges à voir :
Des ruines de moulins, témoins fragiles de cette tradition cannière sont encore visibles à Gissac (le terrain environnant a récemment été dégagé), à Bois-Jolan (on l’aperçoit de la route) ou encore au Helleux (le lieu est occupé par une résidence hôtelière).

Un illustre: Guillaume Guillon Lethière, un peintre génial
Né en Guadeloupe à Sainte-Anne en 1760, fils naturel d'un père blanc Pierre Guillon, Procureur du Roi en Guadeloupe et d'une esclave affranchie noire, Guillaume Guillon Lethière vit une partie de son enfance en Guadeloupe.
A l’âge de 14 ans il suit son père en métropole et est inscrit à l'Ecole de Dessin de Jean-Baptiste Descamps tant il est doué pour le dessin. Elève de François Doyen (peintre du roi) à 17 ans, il enchaîne les récompenses.
-1784, grâce au tableau «La Cananéenne aux pieds de Jésus», il remporte le second grand prix de Rome.
-1786, il devient Pensionnaire à l'Académie de France à Rome où il y réside jusqu'en 1791.
Puis, de retour à Paris il ouvre son atelier pour former de nombreux élèves. Il est alors en concurrence avec David. Confronté à des officiers, une affaire éclate obligeant Lethière à fermer son atelier et quitter Paris. Pourtant, le soutien de Lucien Bonaparte sera sans relâche et Lethière deviendra Directeur de l'Académie de France à Rome. Il y peindra l'un de ses plus célèbres tableaux, «Brutus », commandé par Lucien Bonaparte, qui sera exposé au Louvre en 1819. Guillaume Guillon Lethière sera élu en 1818 à l’Institut et décoré de la Légion d’Honneur. Il décèdera en 1832 du choléra.
A voir au Musée Saint John Perse à Pointe-à-Pitre : «Philoctète dans l’île de Lemnos»














Vendredi 31 Octobre 2008