Jeudi 20 Novembre 2008

pointe noire et son patrimoine architectural

Lors de vos balades, le nez rivé sur les maisons qui bordent les rues du bourg, vous aimerez sans aucun doute les cases et maisons hautes et basses créoles, vraiment typiques, dignes représentantes du patrimoine architectural.



pointe noire et son patrimoine architectural
Le charme désuet se mêle à l’authenticité et les façades arborent leurs essentes, leurs planches de bois ou de zinc voire une combinaison des deux ou des trois.

Autrefois les cases étaient en gaulettes, technique de l’entrecroisement de branchages. Le toit était réalisé avec de la paille de canne. C’est à Marie-Galante que l’on peut encore en apercevoir. Puis, le bois s’est imposé avec l’apport des connaissances des charpentiers européens. La mise en œuvre des maisons en bois ne revêtait pas de complexité majeure et cette technique a vite été adoptée. L’assemblage des pièces de bois comportait des tenons, des chevilles, et autres techniques qui rendaient la construction plus facile et plus aisée. Deux pièces constituaient principalement l’habitat rural, les fameux « dé piés kas ». Les agrandissements s’opéraient en fonction des besoins. En façade, les cases s’ornent encore de frises. A l’arrière, se trouvaient la réserve d’eau (encore d’actualité) et plus tard la cuisine (pour éviter la propagation des flammes). Chez les plus riches, la cuisine bénéficiait d’un bâti en dur. Aujourd’hui, certaines demeures résistent, à l’identique ou presque de la structure initiale.



A la fin du XVIIe siècle, le père du Tertre donne une bonne description de ces maisons : “ Celles des officiers et des riches habitants ne sont pour la plupart qu’une charpente revêtue de planches, avec un étage au-dessus de la salle, dont le plancher est d’ais ou de brique ; elles sont couvertes de tuiles […]. Les autres ne sont couvertes que de bardeaux de bois, en guise de tuiles […]. Les maisons des simples habitants ne sont encore palissadées que de roseaux, particulièrement là où on ne craint pas les incursions des sauvages […] celles des plus pauvres sont couvertes de feuilles de cannes, de roseaux, de latanier et de palmiste ; celles-là sont incomparablement plus agréables que nos chaumines de France ” (source H. CHARLERY Maisons de maître et habitations coloniales dans les anciens territoires français de l’Amérique tropicale)

Jeudi 06 Mars 2008
sophie garcia lopez
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