|
Jeudi 20 Novembre 2008
|
||
|
Rubriques
Nos sites préférés
|
place de la victoire, guadeloupeSite majeur de la ville de Pointe-à-Pitre la place de la Victoire a connu bien des péripéties. Massacres, balades, musiques et avion ont fréquenté le lieu qui comme beaucoup d’autres est pétri d’histoire(s). Et quand le promeneur en est averti, les regards changent forcément… Désormais, rappelez-vous le temps passé et appréciez la douceur des lieux.
Le manège des noms
« La place de la Victoire porte son appellation en référence non pas à la Grande Guerre mais à un épisode majeur de la Révolution : la victoire de Victor Hugues sur les Anglais en 1794. Le conventionnel apporta avec lui le décret d’abolition de l’esclavage et…une guillotine pour la place. C’est là que se situe aussi en 1802 l’un des derniers épisodes de la rébellion de la Guadeloupe opposant le corps expéditionnaire de Richepance à ceux qui résistaient contre le rétablissement de l’esclavage. » Le lieu est déjà situé sur le plan de la ville en 1767 sous le nom de Place Royale. Tour à tour elle devient place de Boynes en 1772 puis place Sartine en 1775 (noms de deux secrétaires d’Etat à la Marine). D’aucuns l’appelaient aussi Grand-Place sans doute à cause de ses larges dimensions. Des proportions qui en faisaient un terrain militaire pour les manœuvres des soldats ou le dressage des chevaux et beaucoup plus tard un remarquable terrain de jeu. Loin de paraître dans la configuration que nous connaissons, la place était alors un vaste champ. Rapidement les bâtiments publics y ont élu domicile et peu à peu ceux destinés au commerce. Jamais cependant sa fonction portuaire n’était exclue, à l’inverse d’aujourd’hui. Outre cet aspect administratif et à vocation commercial, la place s’est enorgueillie d’édifices destinés au spectacle. L’un se situait à l’emplacement de l’actuel kiosque à musique mais a été détruit lors d’un incendie. Un autre fut érigé mais subit les affres du cyclone de 1928. L’autre bâtiment est toujours debout malgré une absence d’activité : le cinéma-théâtre de la Renaissance. Source : Pointe-à-Pitre Ville d’Art et d’Histoire, Musées, Monuments, Promenades, Le Guide, Monum éditions du patrimoine.
Quelques édifices
Edifié en 1845, ossature métallique de type Eiffel et construction bois composent un bel effet. Le Pavillon, ancien presbytère est cassé monument historique. Près de la Darse, rue du square de la banque, le bâtiment du Comité du tourisme existe depuis 1927, construit par la Société industrielle de constructions guadeloupéennes et fut un temps l’ancienne chambre de commerce. Grande demeure de style néoclassique au jardinet fonctionnel qui la sépare de la rue tout en augmentant ses dimensions. Un facteur essentiel à l’importance de la bourgeoisie commerçante de la ville au début du XXe s. Le kiosque à musique: Rappelons qu’il est construit en lieu et place de deux autres précédents bâtiments de spectacle. Nous le devons à Gérard-Michel Corbin architecte guadeloupéen (féru de modernisme dont il sera le porte-parole en Guadeloupe) dont ce fut le premier ouvrage. Un exemple d’architecture en ciment armé aux formes des années 1930.
Aérodrome ? l’anecdote de la place…
1910. Jérôme Restan, mécanicien de profession à l’usine Darboussier, construisit son propre avion de A à Z. des plans au montage, rien n’a été laissé au hasard de ce fou de l’aviation qui rappelons-le n’en était qu’à ses balbutiements. 1911, vol d’essai en partant de la place devant le pavillon. Vol réussi, au-dessus de la Darse devant une foule de badauds ! Jusqu’à l’incident, qui provoque la casse d’une aile et la chute du coucou. Son pilote s’en est sorti indemne.
Gérard-Michel CORBIN 1905-1975
C’est à Fort-de-France qu’il naquit et fit ses première classes. Il acheva son cursus de lycéen dans l’établissement scolaire Carnot à Pointe-à-Pitre. En 1923 il est admis à l’Ecole Spéciale des Travaux Publics de Paris (section architecture) et suit en parallèle les cours de l’atelier Marthon-Levrat pour la préparation à l’entrée de l’école des Beaux-Arts. Un parcours qu’il ne peut poursuivre pour des raisons matérielles. En 1929 il obtient son diplôme d’ingénieur architecte ETP. Dès le mois de décembre de la même année, il est recruté en qualité d’agent du service des Ponts et Chaussées de la Guadeloupe. En 1930 il décide de se consacrer à une clientèle privée et administrative et quitte donc son poste. Il devient Architecte voyer (opérations communales) et en 1944 il est recruté par arrêté du 28 juin 1944 en qualité d’Architecte des Colonies. Dès lors les récompenses affluent tout comme les marques de distinctions honorifiques. Il poursuivit son travail remarquable en demandant que les réglementations « para-sismiques » soient appliquées en Guadeloupe pour les bâtiments publics en 1956. Un architecte, un homme, des réalisations sur lesquelles nous nous attarderons prochainement. Vendredi 07 Mars 2008
sophie garcia lopez
Lu 296 fois
Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable Le Papillon Guadeloupe | Visite en Guadeloupe | Artisanat Guadeloupe | Artiste Guadeloupe | Nature Guadeloupe | Tout pour plaire | Cuisine Guadeloupe | Tradition Guadeloupe | iles de guadeloupe | Sport nautique Guadeloupe | Tout Petit | Tout littoral | Jardin Guadeloupe | Musique Guadeloupe | coups de coeur de sophie |
CLIQUEZ ICI
Abonnez-vous à notre Newsletter
Dernières News Guadeloupe
|
Le Papillon Guadeloupe

