Quelques éléments caractéristiques permanents dans l’architecture traditionnelle des Antilles.
L’architecture traditionnelle, qu’elle soit rurale ou urbaine, possède des particularités qui lui confèrent toute son originalité et qui aujourd’hui encore sont, à nouveau, très largement employées dans l’architecture actuelle. Une valorisation qui a du goût et du bon sens…
Ainsi, le bois, matériau prédominant et historique de l’habitat traditionnel, est réputé pour sa solidité et sa polyvalence dans la mise en œuvre. Elément de structure et de décoration, c’est aussi un matériau « protecteur », à l’image des essentes, ces petits bardeaux taillés, qui protégeaient les pignons en bois des maisons de l’humidité et d’une trop rapide détérioration. Si les bois du nord ou bois américain, largement répandus au XVIIIe et XIXe siècles, ont disparu de notre architecture, c’est pour être remplacé par d’autres essentes, comme le bois rouge de Guyane, du Brésil, tout aussi durables et résistants. L’Europe reste encore pourvoyeuse de bois issu des forêts dédiées au bois pour la construction (diverses espèces de pins…).
Mais plus encore, l’architecture traditionnelle est soumise à des influences, en particulier celles du climat. Se protéger des grands fléaux destructeurs (incendies, tremblements de terre, cyclones) a toujours été un leitmotiv tout comme s’adapter au quotidien au climat particulier des Antilles, à la fois source de bien être et contraignant.