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le gosier, station balnéaire de Guadeloupe

Le Gosier est réputé pour être une station balnéaire prisée. Au-delà de sa façade maritime, le Gosier surprend par la multitude de ses visages : plages paradisiaques, îlet de rêve, mangrove envoûtante et grands fonds superbes. Du bleu, le visiteur passe au vert, et toujours découvre aux détours des routes de superbes vues. Balade du Fort Fleur d’Epée à la mangrove pour un autre Gosier



Bien avant le tourisme Le Gosier était un bourg tranquille de bord de mer.

 le gosier, station balnéaire de Guadeloupe
De grands hôtels situés à la Pointe de la Verdure accueillent les vacanciers en quête de repos ou de changement radical : soleil, plage, farniente… Puis, non loin de là, le bourg du Gosier propose à ces visiteurs de passage moult restaurants, boîtes de nuit, en bref tous les endroits nécessaires au programme dit « idéal pour de bonnes vacances ». Les touristes ne sont pas les seuls à profiter de la situation du Gosier et à l’apprécier comme il se doit. A quelques kilomètres seulement de Pointe-à-Pitre et de Jarry, zone artisanale et industrielle, un peu plus de la Basse-Terre, le Gosier est très recherché par les résidents qui trouvent là un havre de bleu, à Saint-Félix ou Petit havre, et de vert pour ceux qui préfèrent les Grands-Fonds !

« Toutes les constructions étaient en bois : l’école, la mairie… On se rendait à la mare pour chercher de l’eau et à la source de Grande Baie pour se baigner. Les charrettes à bœufs sillonnaient les routes et c’est à pied que nous nous déplaçions ! » Messieurs Duchard et Samé se souviennent et apprécient les transformations de leur commune mais regrettent cependant que le Gosier ne rassemble plus une grande famille.
« Nous allions à la nage à l’îlet ou en canot. Comme aujourd’hui mais avec moins de monde et puis nous étions plus jeunes ! »
Quand d’aucuns ne voient que peu d’attraits à la rue centrale du bourg, nous leur suggérons de lever la tête pour admirer certains édifices encore debout. Ils se font de plus en plus rares et à ce titre méritent un peu d’attention.
Ces façades anciennes sont les derniers « pied de nez » au tout béton qui défigure trop souvent les sites naturels de toute beauté.

Un brin d’histoire

Le Gosier n’a pas été épargné durant les guerres entre anglais et français. De 1756 à 1815, Gosier à été l’enjeu de nombreux affrontements entre ces deux pays. Deux forts y ont été bâtis, le Fort Louis et le Fort Fleur d’Epée. Le fort Fleur d’Épée fut érigé entre 1759 et 1763 afin de protéger l’entrée de la baie du Petit Cul-de-Sac Marin, principal accès maritime vers Pointe-à-Pitre. Le fort a été cédé au Conseil Général puis rénové en 1960. De style Vauban, construit au 18ème siècle, il a été récemment restauré. Outre leur rôle dans les guerres, ils ont été réquisitionnés durant la révolte populaire contre le rétablissement de l’esclavage en 1801-1802, pour accueillir les prisonniers.
La commune doit son nom à un pélican disparu, le Grand Gosier, qui peuplait la région au moment de l’installation des premiers colons.


Un personnage: Achille René-Boisneuf (1873 -1927).

Nombre de rues en Guadeloupe portent ce nom.
A qui le doivent-elles ?
Né le 9 novembre 1873 à Gosier, Achille René-Boisneuf est le fils naturel d’un esclave émancipé en 1848. Il s’illustre lors de brillantes études secondaires au lycée Camot de Pointe-à-Pitre où il obtient son baccalauréat. Puis naît son goût pour la politique dans laquelle il se lance à la fin du siècle en participant au “ Comité de la jeunesse républicaine ” fondé en 1891 par H. Légitimus. Après quelque temps, il rompt avec ce dernier et quitte le parti socialiste en 1899.
C’est en 1901 qu’il est élu Conseiller Général. En 1904, il lance son journal “Le Libéral” dont les bureaux sont saccagés en 1906, par des partisans de Légitimus. La riposte d’Achille René-Boisneuf est sanglante : il tue deux hommes à Légitimus.
Il devient maire de Pointe-Pitre en 1911. Entre 1913 et 1922 il est président du Conseil général. En 1914, puis en 1919, Boisneuf est élu député. Poursuites judiciaires, mandats perdus, usure ont raison de lui. Il décède à Pointe-à-Pitre le 29 décembre 1927.

Vendredi 2 Mars 2007
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