TERRE DE BAS DE PLUS PRES SAINTES GUADELOUPE

Moins fréquentée que sa voisine, Terre-de-Haut, elle n’en demeure pas moins exceptionnelle. Elle se mérite et plus d’un se décourage, pourtant de nombreux points de vue et sites sont d’une rare beauté. Multitude de charmes bien réels, à portée de regards et de mains.



L’écosystème le plus présent est la forêt xérophile et tandis que les rivières et ruisseaux sont absents les mares existantes conservent une certaine humidité sous bois. En dehors de cette végétation particulière, d’anciens espaces cultivés sont à découvrir autour des anciennes habitations et à proximité des mares. Les prairies et les savanes se situent essentiellement près de l’Anse à Chaux. Si vous faites partie des heureux qui peuvent faire le tour de l’île, sachez que les falaises représentent 70% du littoral. Et vous remarquerez alors que toutes les anses sont investies par les bateaux des pêcheurs, activité principale de Terre-de-Bas.
Côté faune, quelques couleuvres (pas de mangoustes ici contrairement à la Guadeloupe), des iguanes et des chauves-souris (protégées par arrêté préfectoral).
(Source : Audrey Millet, Point d’Etape sur la GIZC en Guadeloupe, Agence de 50 Pas Géométriques. Département Aménagement de l’Ecole Polytechnique de Tours, septembre 2006.)

Un riche patrimoine culturel à préserver
Les pêcheurs construisent leurs nasses et il arrive encore qu’ils fabriquent leur saintoise. Et si les nouveaux matériaux sont aujourd’hui utilisés, il reste que pour perpétuer les gestes, poirier (arbre) et bambou servent encore à la fabrication des embarcations et des nasses et/ou des salakos. En termes de cultures, le coton, le manioc, le cacao et le café ont été cultivés. Aujourd’hui, la culture du bois d’Inde est relancée (à petite échelle) pour l’extraction et la production d’huile essentielle. Certaines bonnes volontés entretiennent les gestes d’antan, à encourager pour qu’ils ne disparaissent pas.
(Source : Audrey Millet, Point d’Etape sur la GIZC en Guadeloupe, Agence de 50 Pas Géométriques. Département Aménagement de l’Ecole Polytechnique de Tours, septembre 2006.)

Un souvenir : la poterie Fidelin

Créée en 1760, sur 20 ha, elle comptait 121 esclaves dont 6 potiers qui fabriquaient des formes à sucre, des pots à mélasse et des carreaux en terre cuite. Cette poterie étaient utilisées par les habitations sucrières de l’époque pour blanchir le sucre. La betterave largement exploitée en Europe amorcera le déclin de la poterie. Reconversion oblige et ce sont des jarres et des pots qui sont alors façonnés mais devant la concurrence la poterie ferme en 1901. Elle est désormais classée monument historique.
Où la trouver ? en partant de Grand-Anse, direction le bourg et suivre les indications.
(Source : Audrey Millet, Point d’Etape sur la GIZC en Guadeloupe, Agence de 50 Pas Géométriques. Département Aménagement de l’Ecole Polytechnique de Tours, septembre 2006.)

Valorisaion du patrimoine

L'association Le Mapou pour la valorisation du patrimoine à Terre-de-Haut
Elle souhaite aussi en favoriser le développement par la relance de la production sur Terre-de-Haut du bois d’Inde. Epice goûteux s’il en est et aux grandes vertus. Huile essentielle de bois d’Inde pour la fabrication de produits à usages divers : huile de massage, et pour peu qu’elle soit associée à du rocou chevelure divine garantie ! L'association propose aussi la fameuse et peu répandue liqueur de Méku (merise de Terre-de-Bas), le saucisson de thon au bois d'Inde et autres délices. Infusions de plantes médicinales certifiées agriculture biologique, comme le thé au bois d'Inde et citronnelle sont également à la vente. En outre, l’association organise des randonnées guidées, la visite du jardin Eloi-Germain, de la plantation de bois d'Inde à Déjel et celle de l'atelier de production.
Contact : 05 90 99 85 47.(commande possible par téléphone, en vente à Terre-de-Bas.)


ILET A CABRITS, QU’EN RESTE T’IL ?

Protecteur de la rade, de la troisième plus belle baie du monde, cet îlet a connu une forteresse, un pénitencier et un lazaret…
Accessible en bateau (et pourquoi pas en kayak ?) vous débarquerez sur la petite plage qui est aussi le point de départ de la marche qui vous mènera au fort Joséphine. Suivre le chemin marqué pour atteindre les vestiges du fort de la Reine (1777) devenu plus tard le fort Joséphine. Ravagé par les guerres franco-anglaises, sur ses ruines sera pourtant édifié un pénitencier en 1866. Là, les forçats attendaient leur tour pour le grand départ vers Cayenne ou les Iles du Salut… Le pénitencier a condamné ses portes en 1901. Un lazaret y a été également établi, milieu du 19ème siècle et recevait les Indiens et Chinois à leur venue en Guadeloupe. Quelques tentatives, malheureuses, d’exploitation de l’îlet ont échoué et aujourd’hui les cabrits trouvent un vaste terrain pour vagabonder et paître.

Mercredi 13 Mai 2009