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LA DESIRADE, BALADES AU NATUREL ET PATRIMONIALESAfin de découvrir le patrimoine naturel superbe de cette île particulière de l’archipel Guadeloupéen, cheminez aussi par les sentiers de randonnée. A entreprendre seul ou accompagné par un guide (se renseigner à l’office du tourisme) qui vous informera sur la flore et la faune désiradiennes. La Désirade a une végétation naturelle composée de gaïacs, mapous, anacardiers, cactées et certaines espèces sont protégées.LE SENTIER DU NORD DE LA DESIRADE et LES AUTRES
De paysages en falaises abruptes… Descente à travers la forêt sèche de raisainiers à grandes feuilles, cannelle à puce, tamarinier. Arrivée sur le littoral époustouflant, voilà de quoi ravir plus d’un randonneur. Partir de la Pointe des Colibris à la Côte Est balayée par les vents et frappée par la houle. En montant un peu, la forêt sèche du plateau de la montagne pour admirer l’île dans toute sa splendeur. Il existe des chemins balisés, à vous de juger de vos niveaux. Soyez toujours très prudents. Evitez de partir seul. Pensez à s’équiper de chapeau, de bonnes chaussures, d’eau potable et signalez toujours à autrui que vous partez en randonnée.
LES PLAGES Quartier Beauséjour : plages à Fifi et à Fanfan, farniente sous les cocotiers… Quartier des Galets : à la Pointe Ouest, une plage qui porte bien son nom… nature à l’état brut. Vers Baie-Mahault, la plage du Souffleur et sa superbe bande de sable où l’ombre n’est pas rare et les bains de mer merveilleux à l’Anse de Petite Rivière. Les vasques naturelles formées par les rochers sont autant de bains délicieux à apprécier sans modération. Attention toutefois à l’état de la mer. ENTRE PASSE ET TRADITIONS
L’EGLISE Notre-Dame-De-Bon-Secours
L’église initiale (1754) a connu des modifications architecturales liées au passage dévastateur des cyclones de 1899 et 1928. Après le premier ouragan, elle est reconstruite grâce à la réutilisation des matériaux de la chapelle désaffectée de l'hospice du Camp Jacob de Saint-Claude en Basse-Terre. En 1935, l’édifice subit de nouvelles transformations : un clocher genre campanile et deux chapelles latérales sont ajoutés. A l'intérieur, l’autel est en bois brut de poirier pays. A admirer. LA LEPROSERIE La Désirade a été choisie au 18ème siècle pour reléguer les victimes de la lèpre dont personne ne voulait en Guadeloupe. En 1728 ce sont 125 malades qui sont alors déportés à Baie-Mahault de la Désirade, à l’extrémité est de l’île. L’histoire relate des événements peu glorieux quant au sort qui leur était infligé. C’est en 1811 que la léproserie est devenue un hospice qui est ravagé lors du cyclone de 1928. Il est rapidement rebâti et fermera en 1958. Aujourd’hui, l’ancienne chapelle, quelques vestiges et tombes, rappellent cette époque. «L’île possède quelques sources assez abondantes de fort bonne eau. Elle fut comprise en 1649 dans la vente des îles cédées à M. de Boisseret et a fait depuis lors toujours partie de la Guadeloupe dont elle a toujours partagé le sort (…) L’air salubre de la Désirade, sa position et la source dont elle est favorisée, vraie fontaine de jouvence, qui, en coulant à travers des racines des de gayacs, s’imprègne de leur suc et devient une tisane sudorifique naturelle et des plus salutaires, déterminèrent à faire servir cette île de lieu de dépôt de tous les individus attaqués de maladie qui exigent une séquestration absolue». Source : Les Antilles françaises, particulièrement la Guadeloupe, depuis leur découverte jusqu'au Ier, janvier 1823, E. Édouard Boyer de Peyreleau, Publié par Brissot-Thivars, 1823, Notes sur l'article: vol. 1 L’ANCIENNE STATION METEOROLOGIQUE/ESPACE MUSEAL D’un style architectural comparable à celui d’Ali Tur… Qui sera prochainement destiné à l’espace Muséal. LA COTONNERIE Le vent souffle sur les ruines, elles ont un charme particulier même si le mot désolation vient tout d’abord à l’esprit. Le site, bien entretenu, est aussi raconté par des panneaux explicatifs. «Son sol sablonneux et aride ne produit que du coton (…) celui que l’on récolte à la Désirade est réputé le meilleur des îles. Elle a 60 manufactures dont 55 à coton et 5 à vivres. Ses bestiaux sont au nombre de 518, savoir : 5 chevaux, 273 bêtes à cornes et 240 moutons ou cabris. » Source : Les Antilles françaises, particulièrement la Guadeloupe, depuis leur découverte jusqu'au Ier, janvier 1823, E. Édouard Boyer de Peyreleau, Publié par Brissot-Thivars, 1823, Notes sur l'article: vol. 1 SAVOIR-FAIRE, NASSES ET CANOTS
Peuple de marins et de pêcheurs, les désiradiens perpétuent des traditions tel le chant marin, qui donne lieu à des rencontres et des moments de grande émotion. Fabricant de nasses (réglementaires), constructeur de canot d’excellente réputation, pêcheurs hors pair, les voir à l’œuvre dans leurs différentes activités c’est admirer des savoir-faire exceptionnels. Voir aussi dans un tout autre genre, des artisans locaux qui maîtrisent l’art de la mosaïque et de la fabrication de savons.
Mercredi 9 Septembre 2009
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