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Jeudi 28 Août 2008
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Gourmandise aux Antilles et en Guyane : Pipilit oubliéDans de petits sachets transparents, les « pipilits » se morfondent. Où sont passés les jours heureux du « pipilit » ? Il faisait la joie des plus jeunes quand ils le dévoraient du regard en attendant de le croquer. Ce bonbon délicieux mériterait un coup de jeune pour qu'il revienne sur les rayons des marchands !Qui a gouté le Pipilit de Guadeloupe ?
Gourmande, je ne pouvais rester indifférente à ce joli bonbon au parfum d'antan. Emballé sans façon dans un sachet transparent, il n'attire pas vraiment le regard et rares sont les endroits où le dénicher. Du coup, je décide d'en acheter (d'en manger aussi) et d'en parler autour de moi. Surprise, je me trouve à apprendre aux personnes interrogées l'existence de cette sucrerie. D'autres l'ont seulement oublié momentanément et se rappellent qu'ils en mangeaient dans leur jeunesse…Une bonne raison pour écrire sur ce sujet déliceux.
Vous avez dit « pipilit » ?
Lucie Vally me reprend et précise qu'ici (Le Moule) on dit «pipilisse », bien, je note. Du haut de ses 85 ans, elle se souvient parfaitement de cette sucrerie et il lui arrive même d'en fabriquer encore ! L'aubaine pour moi. Elle renseigne sur les ingrédients, le tour de main, les petits trucs. Merci Lucie. Comme toute information doit être vérifiée, je me rends chez Gladis qui a recherché et trouvé dans un ancien livre de recettes guyanaise le mode de préparation du « pipilit » qui se dit « ramiquin » en créole guyanais et « filibo » en Martinique. Tout concorde sauf la présentation. En Guyane, la pâte sucrée s'enroule autour d'un bâtonnet (type sucette). Ici, il est tel un berlingot plus ou moins allongé et sans support. Cette friandise toute de sucre faite est en voie de disparition en Guadeloupe. Alors à vos casseroles et prolongez la vie du « pipilit ».
Recette du Pipilit
Recette : Préparer un sirop de sucre en filet, avec plus de sucre de canne que d'eau. Ajoutez un petit jus de citron et de l'essence de vanille (si vous le souhaitez). Quand les gouttes qui tombent de la cuillère en bois, plongée dans le sirop, se font épaisses, retirer du feu. Lorsque le sirop commence à refroidir, travailler la pâte courageusement ! Les bras solides ne se refusent pas. Introduisez les gouttes de colorants alimentaires pour donner la couleur et le parfum menthe ou anis. Déposez la pâte sur le marbre et formez vos pipilits en étirant vivement et rapidement le sirop refroidi.
Remerciements : à M. Hector Poulet pour ces précieux conseils et excellentes informations, à Mme Lucie Vally pour sa mémoire active, à Gladis Michel pour ses recherches. A Marie qui m'a permise de rencontrer la bonne personne. A tous, pour leur extrême amabilité. Source : En direct avec la Guyane – Cuisine et folklore, Régine Horth, nov.1973 Vendredi 28 Septembre 2007
sophie garcia-lopez
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